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Gfi et la Bourse : clap de fin !

Le 30 septembre 2018

L’aventure avait commencé en 1998. L’action GFI Informatique était introduite sur la place boursière de Paris le 28 mai, sous l’égide de la COB (Commission des Opérations de Bourse) qui deviendra l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) en 2003. Certains s’en souviennent encore.

Début 1999, tous les salariés avaient été invités à la fête par le PDG d’alors (Jacques Tordjman) : le cidre coulait à flots (le champagne, ce serait pour plus tard) et les galettes étaient savoureuses. Les discours enflammés promettaient un avenir radieux à GFI et un partage de la valeur créée, qui profiterait à tous. On évoquait déjà un chiffre d’affaires d’un milliard. C’était le bon temps du Franc. Le m-i-l-l-i-a-r-d n’était pas encore en Euros !

Introduite à 7€, l’action monta rapidement à 32€ à la fin de 1999. Embarquée dans la bulle des « valeurs technologiques », elle atteignit même le pic incroyable de 60€. Juste avant l’inéluctable effondrement et la descente aux enfers avec une cote inférieure à 3€ en 2003.

Sentant le vent tourner, une brochette de membres de la Direction d’alors, paniqués à l’idée de laisser s’envoler de confortables plus-values sur les nombreuses actions qu’ils détenaient, avaient été rattrapés par le gendarme de la Bourse pour cause de délit d’initiés et sommés de payer des amende de plusieurs centaines de milliers d’Euros. Le temps a passé. Ils ont (presque) tous quitté le Groupe Gfi. Qui s’en souvient ?

Et puis en 2005 il y eut la 1ère OPA. Par l’inamical FUJITSU. Classée sans suite. Le japonais proposait 8,5€ par action. Trop peu, aux yeux du PDG ! Pourtant l’action n’atteindra plus jamais ce niveau sauf quelques jours, en 2007 en frôlant 9€. Le fonds d’investissement APAX, suivi par le fonds spéculatif (Hedge Fund) Boussard&Gavaudan, grimpèrent alors peu à peu au capital jusqu’à le détenir majoritairement ensemble, de manière stable.

L’ancien PDG fut « débarqué » en 2009 par Vincent Rouaix, entré dans GFI en 2005 via le rachat de son entreprise : le Groupe ADELIOR (dont les déficits fiscaux élevés représentaient une aubaine pour « l’optimisation fiscale » du Groupe GFI), il est toujours à la tête du Groupe Gfi d’où il fêtera peut-être, son 10ème anniversaire en juin prochain. Une belle longévité quand le turn-over des salariés est proche de 19%. Au sommet, la place est plutôt bonne. En 10 ans : augmentation de 100% du fixe : 440K€->860K€, de 300% du variable à objectif atteint : 200K€ ->800K€, primes exceptionnelles de 500K€ en 2018, et de 2M€ en 2020 sous réserve de résultats (lesquels ?), 400.000 actions gratuites, indemnité de non concurrence de 850K€.

Aucun salarié n’a observé de tels taux de progression de sa propre rémunération !

Si le CA (chiffre d’affaires) du Groupe a presque doublé en 10 ans, en grande partie grâce à une croissance externe financée par l’endettement, sa rentabilité (cf ci-dessous * ) reste scotchée à 6%. Alarmant.

2015 enfin, sera l’année de la 2nde OPA : les fonds financiers voulaient récupérer leur mise et partir vers d’autres cieux, le qatari Mannai souhaitait diversifier ses investissements hors secteur pétrolier: L’incontournable Rothschild organisa la rencontre et l’affaire fut conclue à 8,5€ l’action. Clin d’oeil de l’histoire. Puis Mannai atteignit en 2018, plus de 95% du capital. Le retrait de la cote n’était plus qu’une question de jours. C’est désormais chose (quasiment) faite. Ultime cotation : 10,5€.

Clap de fin après une aventure qui aura duré 20 ans.

Le PDG sablera-t-il le champagne avec tous les salariés à cette occasion ? Ce serait bien la moindre des choses.

 

*Rentabilité du Groupe Gfi depuis 2006 (% MO / CA ; avec MO= Marge Opérationnelle, et CA = Chiffre d’affaires ) (cf les Documents de Référence du Groupe Gfi)

2006 : 6,76% 2007 : 6,94% 2008 : 6,24% 2009 : 4,05% 2010 : 5,85% 2011 :6,60% 2012 : 6,17% 2013 : 6,06%
2014 : 6,47% 2015 : 6,57% 2016 :6,08% 2017 : 6,10% 2018 :non connu 2020 : 8,00% prévu au plan stratégique « BOOST 2020 »

 

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Actualité : Elections Gfi 2019

En application des Ordonnances Macron  les 8500 salariés de l’UES seront appelés en mars 2019, à élire pour 4 ans, leurs représentants dans les CSE qui seront définis ( instance désormais unique de représentation du personnel en remplacement des CE+DP+CHSCT).

Si vous souhaitez contribuer avec vos représentants CFE-CGC,  à la réflexion que nous lançons dès maintenant sur le sujet afin de déterminer puis négocier avec la Direction et les autres organisations syndicales de l’UES, la meilleure organisation de représentants du personnel ( nombre et périmètres des CSE ) et les moyens y afférents , faites-vous connaître en nous envoyant un mail à : cgcgfi@free.fr .

Nous vous intégrerons dans notre notre outil collaboratif  où les suggestions de chacun seront mises en commun et débattues !