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Télétravail : la CFE-CGC et la CFDT demandent un référendum !

Le 31 août 2020


Mots-Clés
: Gfi – CFE-CGC – Télétravail – Activité Partielle – Lean Management – Masque Obligatoire – Salaires – Changement de Nom –  Rentrée 2020  – Agenda – Contacts

Sondage sur le télétravail réalisé en mars/avril 2020

Nombre de réponses : 3416 (sur un effectif total de 10.000) 60%régions et 40% IDF 29% AS, 24% Outsourcing, 16% IS, 15% SW, 6% support

76% favorables à la pratique du télétravail

51% ne l’avaient jamais pratiqué

31% le pratiquaient occasionnellement

18% régulièrement (avec avenant au contrat de travail)

20% souhaitent télétravailler régulièrement 1 jour par semaine,

42% 2 jours/sem,

24% 3 jours/sem.

15% 4 ou 5 jours/sem

84% des salariés qui souhaitent continuer à télétravailler régulièrement ont plus d’1H de transport, contre 52% qui ont moins de 20 minutes de transport

60% considèrent qu’ils travaillent plus en télétravail (NB : point de vigilance)

Représentativité des Organisations syndicales :

CFDT 30,8%,
CFE-CGC : 16,6%,
CFTC : 15,1%,
SOLIDAIRES: 37,5%

Comme annoncé dans notre lettre n°250 datée du 31/07/20, la CFE-CGC a signé le 5 août dernier le nouvel accord sur le télétravail. La CFDT a fait de même le 6 août. En revanche la CFTC et SOLIDAIRES INFORMATIQUE ont refusé de le signer.

Les signatures de la CFE-CGC et de la CFDT, suffisent-elles pour que l’accord s’applique comme prévu à partir du 1er septembre 2020 ? La réponse est non !

En effet, la législation (ordonnance Macron du 22/09/17), dispose qu’un accord d’entreprise ne peut entrer en vigueur que s’il a recueilli la signature d’une ou plusieurs Organisations Syndicales représentant ensemble au moins 50% de représentativité. Or la CFE-CGC et la CFDT disposent d’une représentativité cumulée de de 47,4% (CFE-CGC : 16,6%, CFDT : 30,8%).

Mais, dans le cas où les signataires représentent au moins 30%, ces derniers peuvent demander la validation de l’accord par un vote majoritaire direct des salariés ! Nous sommes dans cette situation !

C’est pourquoi, assumant toutes leurs responsabilités, la CFE-CGC et la CFDT ont demandé à la Direction d’organiser un référendum visant à recueillir l’avis des 10.000 salariés de l’UES sur la mise en application dudit accord. Ce référendum devra être organisé courant octobre 2020 par voie électronique.

Ainsi, c’est vous qui aurez le dernier mot et déciderez si l’accord sur le télétravail doit entrer en application dans l’UES Gfi (NB : ironie de l’histoire, le groupe Gfi aura changé de nom à cette date !). Les moments de démocratie directe dans l’entreprise étant très rares, il nous a paru impératif de nous saisir de cette occasion et de créer un élan collectif salutaire dans la période mouvementée et particulièrement anxiogène que nous traversons tous en ce moment du fait de la crise sanitaire et de la crise économique induite.

Nous sommes convaincus que l’accord proposé répond aux fortes attentes de la plupart des salariés (cf ci-contre les résultats du sondage sur le télétravail réalisé en mars/avril 2020) et remplacera avantageusement l’accord de 2011 figé depuis près de 10 ans et dont à peine 5% des salariés bénéficient.

Bien évidemment basé sur le principe du volontariat exprimé par les salariés (signature d’un avenant annuel au contrat de travail), le nouvel accord traduit l’accueil beaucoup plus favorable des clients, des salariés et du management pour inclure une part de télétravail régulier dans tous les métiers: il permet désormais son organisation par mois non plus strictement par semaine, dans la limite d’un nombre de jours maximum annuel (175), avec des périodes régulières et impératives de retour en présentiel dans le collectif de rattachement. Le lieu de télétravail est libre et non plus limité au seul domicile du salarié et le matériel nécessaire (PC, écran, logiciels…) est fourni par l’entreprise.

Une période d’adaptation de 3 mois est prévue, ainsi que la réversibilité (retour au présentiel à 100%) sur la base d’un délai de prévenance de 3 mois (pouvant être réduit pour des raisons impératives exprimées par les salariés) ou la suspension temporaire en cas d’aléa. L’encadrement du droit à la déconnexion est très strict et vise à installer une barrière étanche entre vie professionnelle et vie personnelle. L’indemnisation mensuelle en revanche (abonnement internet, espace de travail) de 10€ par mois pour 1 à 4 jours de télétravail par mois, 20€ au-delà, méritera d’être révisée à la hausse pour les périodes longues, au cours de la durée de vie de 2 ans de l’accord. Sa commission de suivi qui se réunira tous les 6 mois pour examiner sur la base d’indicateurs précis, ses conditions d’application par Business Lines et régions, ne manquera pas de s’y employer rapidement ! En cas de circonstances exceptionnelles entraînant une décision de la Direction de mise en télétravail de certains collectifs (ex : plateaux, agences…) au moins 4 jours/semaine, une indemnisation de 15€ mensuels sera versée aux salariés.

En conclusion, nous espérons que les salariés accueilleront favorablement et majoritairement cet accord qui permet à chacun, s’il le souhaite, d’organiser sa vie professionnelle avec plus de souplesse et d’autonomie, donc avec moins de stress, ce qui ne manquera pas d’avoir des répercussions positives notamment sur sa santé.

C’est loin d’être un détail par les temps qui courent !